Les questions et réponses soulevées lors des événements de la concertation

Sur l'éolien en général

Sur la production et la rentabilité économique

 

Quelle quantité d'électricité fournit une éolienne ?

Cela dépend des modèles utilisés. Plus les pales sont hautes et le diamètre large, plus l’éolienne produit. Aujourd’hui, les modèles installés en France fournissent de 2 à 4 MWh par éolienne. En moyenne, la production continue par an est de 9 200 MWh par éolienne, ce qui correspond à la consommation de plus de 1500 foyers.

 

Où va l'électricité produite ?

L'électricité produite est injectée sur le réseau électrique, au niveau du point de raccordement. Il s'agit du poste de distribution qui permettra d'élever la tension et transporter l'électricité via les lignes hautes tension. L'électricité choisira le chemin le plus court entre l'endroit où elle est injectée sur le réseau et l'endroit où elle est utilisée. Ainsi l'électricité consommée sur le territoire est celle produite localement.

 

Est-ce que c’est rentable une éolienne ?

Le premier appel d’offre français organisé par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), et dont Nordex a été premier lauréat en février 2018, a fait baisser le prix de l’électricité éolienne à 65.4€/MW/h.

Sur le démantèlement

 

Quelle est la durée de vie d’une éolienne ?

Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), la durée de vie moyenne d’une éolienne est estimée à 20 ans. Néanmoins, elle peut aller jusqu’à 25 à 30 ans selon les constructeurs.

Par ailleurs, les parcs peuvent avoir une durée de vie bien plus longue grâce au « repowering » (implantation de machines neuves plus performantes, pour remplacer les plus anciennes).

 

Combien coûte le démantèlement d’une éolienne ?

Une provision de 50 000€ est consignée à la Caisse des Dépôts avant la mise en œuvre du parc. C’est la garantie fixée par la loi, qui assure le financement du démantèlement à la fin de vie d’un parc éolien.

 

Qui procède au démantèlement ?

Le démantèlement fait partie des engagements contractuels de l’exploitant. Une clause est incluse à cet effet dans les baux emphytéotiques et concerne tous les éléments du parc : machine, fondation, accès, câbles, en vue de l’obligation de retour à l’état initial tel que prévu par le code de l’Environnement. Il a été en outre convenu avec les élus de Nuisement-sur-Coole, d’un engagement pour le démantèlement intégral des machines, fondations comprises, à la fin de l’exploitation du parc. En aucun cas, le démantèlement ne peut être à la charge du propriétaire, de l’exploitant agricole ou de la commune.

Sur le projet à Nuisement-sur-Coole

Sur les caractéristiques du projet

 

Combien d’éoliennes seront installées ?

En vue des contraintes identifiées et des premiers résultats des études, le projet prévoit 6 à 8 éoliennes sur la commune de Nuisement-sur-Coole. a cela, viendront s'ajouter 2 à 3 éoliennes sur la commune de Cheniers. Ainsi, le projet global comprends 8 à 12 éoliennes. Les études en cours permettront de définir un nombre précis d'éoliennes. Ces résultats seront connus d'ici fin 2019.

 

Quelle sera la puissance des machines ?

La puissance des machines sera de 4,4 MW au maximum.

 

Comment se déroule l’arrivée des machines sur le territoire ?

Il ne devrait pas y avoir de problème concernant l’arrivée des machines. La zone de projet est en effet proche de grands axes routiers, et le relief ne posera à priori pas de difficulté particulière.

 

Qui décide finalement de la zone d’implantation ?

Une première étape de prospection foncière se fait d’abord auprès des propriétaires et exploitants agricoles, puis la zone d’implantation s’affine en fonction des contraintes et des différentes études.

 

Quand connaitrons-nous la zone d’implantation finale ?

La zone d’implantation finale sera arrêtée au quatrième trimestre 2019 en fonction des résultats des études, et des différentes servitudes sur la zone de projet.

Sur les aspects techniques du projet

 

Comment allez-vous raccorder les éoliennes au réseau électrique ? 

Aujourd’hui, il existe plusieurs scénarios de raccordement possibles. En
vue des schémas régionaux de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3REnR), nous devons monter un cahier des charges avec le réseau de transport d’électricité (RTE) afin qu’il soit mis en consultation auprès de différentes autorités. Suite à cela, le préfet de région dépose un avis final.
Ainsi, nous connaitrons la réponse définitive du raccordement du projet éolien de Nuisement-sur-Coole lors du dépôt du dossier en préfecture. Il est cependant possible qu’un raccordement soit réalisé à Nuisement-sur-Coole.  

 

Je ne comprends pas pourquoi, notamment grâce au bridage, certaines éoliennes tournent et d’autres parfois ne tournent pas. 

Effectivement, le bridage (arrêt ou diminution de la vitesse d’une éolienne pendant un temps donné pour favoriser le passage d’oiseaux migrateurs ou de chiroptères par exemple), peut être une des raisons de l’arrêt d’une éolienne. Les éoliennes ne tournent également pas lorsqu’elles sont en maintenance ou lorsqu’elles sont en veilles (en fonction des conditions de vent, trop faible ou trop fort). Au-delà de 90km/h, les éoliennes sont arrêtées pour des questions de sécurité. En dessous de 15km/h, elles ne peuvent pas tourner. Parfois, en fonction du
vent, certaines éoliennes plus hautes tournent, tandis que celles qui sont quelques mètres plus bas ne tournent pas car elles ne captent pas la même intensité de vent.   

 

Nous avons l’impression qu’il y a beaucoup plus d’éoliennes qui tournent à 17h, lorsque tout le monde rentre chez soi.

Les éoliennes ne tournent pas en fonction de la consommation locale, qui est régulée à l’échelle nationale, voire Européenne. Ainsi, les retours à la maison et la possible utilisation d’appareils électroniques, n’influencent pas le fonctionnement des éoliennes. Les éoliennes tournent lorsque les vents sont adéquats pour les faire tourner. L’électricité produite est ensuite injectée dans le réseau et consommée là où elle est nécessaire, au plus près de son lieu de production.

Sur les études réalisées

Sur les études environnementales :

 

 Quelles sont les mesures prises pour ne pas impacter les espèces d’oiseaux identifiées sur le territoire ?

 Des suivis de mortalité seront mis en place à la suite de la construction du parc éolien. Dans le cadre des mesures compensatoires, nous pouvons décider de mettre en place un certain bridage (arrêt ou diminution de la vitesse d’éoliennes pendant un temps donné) ou bien de supprimer l’implantation d’une éolienne pour faciliter le passage des oiseaux. L’implantation des éoliennes est décidée largement en fonction des résultats de l’étude environnementale, afin d’éviter les secteurs aux plus forts enjeux.

 

 Comment les espèces peuvent se déplacer entre les différents parcs du territoire sans dangerosité ?

 Plus les éoliennes sont grandes, plus elles sont espacées, et plus les oiseaux ont de l’espace pour se déplacer. De plus, certaines espèces, notamment les grues, volent plus haut que les éoliennes et ne sont que peu impactées par les éoliennes. Les services de l’Etat sont attentifs aux espaces de respiration entre les parcs, qui doivent permettre aux oiseaux de se déplacer librement.

 

Sur l'étude acoustique :

 

 Qui définit les points de mesure acoustique lors de la campagne acoustique (endroits autour de la zone d’étude équipés de détecteurs ultrasons permettant de mesurer le bruit ambiant) ?

 Les points de mesure sont définis avec un bureau d’étude indépendant que nous mandatons pour réaliser les études acoustiques.Les mesures acoustiques durent 1 mois. Elles ont été effectuées sur le mois de juin 2019.

 

 Les vents sont différents selon les mois de l’année, comment obtenez-vous une analyse précise en étudiant les vents sur un mois uniquement ?

Le bureau d’étude réalise une extrapolation sur une année.  Nous prenons le temps de mesurer des gammes de vents variées. En juin, nous avons eu la chance d’obtenir des conditions favorables. Si cela n’avait pas été le cas, nous aurions augmenté la durée des études. De plus, le mât de mesure est présent depuis juillet 2018 sur le territoire. Nous avons donc eu l’ensemble des informations nécessaires pour connaître les caractéristiques des vents sur la zone d’étude.

 

 Réalisez-vous des études similaires après l’implantation du parc ?

Oui, nous réalisons des études similaires pour évaluer l’impact des éoliennes après construction. Pour cela, nous les mettons à l’arrêt puis nous les rallumons afin d’étudier les différences. En outre, l’étude acoustique réalisée permet de mettre en place des bridages en fonction des vents. Les éoliennes nouvelles générations que nous construisons disposent de 18 modes de bridage qui permettent d’adapter leur fonctionnement au plus près des demandes et des contraintes d’un territoire donné (bruit, chiroptères, oiseaux, etc.).