Les réponses à vos questions

Vous trouverez ci-dessous les réponses de RWE Renouvelables France aux principales questions posées.

Sur l'éolien en général

Sur la production et la rentabilité économique

Quelle quantité d'électricité fournit une éolienne ?

Cela dépend des modèles utilisés. Plus les pales sont hautes et le diamètre large, plus l’éolienne produit. Aujourd’hui, les modèles installés en France fournissent de 2 à 4 MWh par éolienne. En moyenne, la production continue par an est de 9 200 MWh par éolienne, ce qui correspond à la consommation de plus de 1500 foyers.

Où va l'électricité produite ?

L'électricité produite est injectée sur le réseau électrique à partir du poste de livraison, lequel marque la limite entre le parc éolien et le réseau public d’électricité. En sortie du poste de livraison, c'est le poste source de distribution qui permettra d'élever la tension et le réseau de distribution qui permettra de transporter l'électricité via les lignes hautes tension. L'électricité choisira le chemin le plus court entre l'endroit où elle est injectée sur le réseau et l'endroit où elle est utilisée. Ainsi l'électricité consommée sur le territoire est généralement celle produite localement. Selon le principe du système solidaire, un équilibre est assuré par RTE et Enedis pour permettre à chacun de pouvoir bénéficier d’électricité à tout moment, même si aucune source d’électricité n’existe à proximité.

éolien

Les éoliennes ne tournent pas tout le temps. Sont-elles rentables ? 

Les éoliennes fonctionnent entre 75 et 95 % du temps (ADEME) pour des vitesses comprises entre 14km/h et 90km/h. Le facteur de charge - c’est-à-dire le ratio entre l’énergie que produit une éolienne pendant un an et l’énergie qu’elle aurait produite durant cette période si elle avait constamment fonctionné à puissance nominale - se situe entre 22% et 25% (source RTE). Garantir un tel niveau de facteur de charge moyen est un des paramètres importants de la rentabilité d’un projet. 

Par ailleurs, les coûts de l’énergie éolienne ont baissé depuis 2015. En 2015, le coût de l'énergie éolienne était de 80€ par MWh. Depuis 2017, l'éolien se rapproche des sources conventionnelles comme le nucléaire et devrait se situer autour de 40 et 50€ par MWh d'ici un à deux ans, grâce au système d'appel d'offres mis en place en 2017 qui a permis d’introduire de la concurrence dans l’exploitation de parcs éoliens de plus de 7 machines.  

Sur le foncier et le tourisme local

Le prix de l’immobilier peut-il baisser ?

La valeur de l’immobilier dépend de nombreux critères : activité économique de la zone considérée, opportunités en termes d’emploi local, services publics disponibles à proximité, état global du marché du logement, valeur du bien immobilier et évolution de cette valeur, localisation de la maison dans la commune, etc. Les variations du coût de
l’immobilier sont liées, en premier lieu, aux prix du marché et aux services fournis par un territoire (transports, écoles, déchets, etc.). Ainsi, l’implantation d’un parc éolien n’a pas d’impact sur la valorisation objective d’un bien. En revanche, il peut jouer sur des éléments subjectifs qui varient d’une personne à l’autre (certains apprécient les éoliennes, d’autres non). À date, aucune étude ne montre cependant qu’il existe un lien entre la construction d’un parc éolien et une variation de la valeur d’un bien immobilier.  

Par ailleurs, certaines retombées liées à l’implantation d’un parc éolien assurent un dynamisme à la commune, entraînant une valorisation indirecte de l’immobilier via l’amélioration des équipements et des services communaux.
Par exemple, à Saint-Georges-sur-Arnon (36) et Autremencourt (02), la taxe d’habitation a été supprimée et le nombre de permis de construire a augmenté depuis l’implantation d’un parc éolien.

Deux chiffres clés :  
- 80 % des riverains de parcs éoliens en ont une image positive (Harris Interactive 2018)
- 73 % des citoyens français indiquent avoir une image positive de l’éolien (Harris Interactive 2018)

A-t-on des preuves que le tourisme n'est pas impacté par l'éolien?

De nombreuses variables entrent en compte dans l'évaluation de l'attractivité touristique, il est donc très difficile d'estimer l'influence de l'éolien sur ce sujet. Néanmoins, un sondage établit par la société IFOP a été réalisé à la demande de la FEE (France Energie Eolienne) en 2016 sur ce sujet : http://fee.asso.fr/actu/etude-ifop-2016-lacceptabilite-de-leolien/ . Cette enquête qualitative a été réalisée auprès de riverains, une enquête quantitative miroir et une enquête qualitative auprès des élus. C'est un jugement global positif en faveur de l'énergie éolienne. Plus de 70% des citoyens français ont une image positive de l'éolien.  

Par ailleurs, aucune étude ne démontre à l’heure actuelle que la présence d’un parc éolien entraine une diminution de l’activité touristique de la zone où il est implanté. Dans certains cas, les éoliennes peuvent même devenir une attraction touristique, comme le montre l’exemple des fermes éoliennes en Californie, qui sont devenues des destinations prisées par les tours opérateurs de la région.

Sur les éoliennes

Pourquoi les éoliennes sont-elles blanches ?

Les éoliennes sont blanches car l’Aviation Civile et l’Aviation Militaire nous l’imposent. Dans d’autres pays comme en Allemagne, la base des mâts peut être peinte en vert par exemple. En France, ce n’est pas possible pour le moment.

Les éoliennes sont-elles protégées de la foudre ?  

Un système de pastilles métalliques en bout de pales reliées à des câbles internes permet à la foudre de parcourir l’éolienne, tout comme les paratonnerres situés sur les églises. 

Comment une éolienne s’arrête-t-elle en cas d’urgence ?  

Dans chaque machine, il existe un bouton d’arrêt d’urgence qui permet de la stopper progressivement. L’arrêt peut également être déclenché à distance depuis le centre de maintenance en fonction des conditions météorologiques par exemple. 

Sur le démantèlement

Quelle est la durée de vie d’une éolienne ?

Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), la durée de vie moyenne d’une éolienne est estimée à 20 ans. Néanmoins, elle peut aller jusqu’à 25 à 30 ans selon les constructeurs.

Par ailleurs, les parcs peuvent avoir une durée de vie bien plus longue grâce au « repowering » (implantation de machines neuves plus performantes, pour remplacer les plus anciennes).

Une éolienne se recycle-t-elle ?

Aujourd’hui, entre 90 et 95% d’une éolienne se recyclent. Les parties métalliques, comme le mât, ont une valeur marchande non négligeable. Le béton armé peut aussi être facilement valorisé dans le secteur de la construction. Seules les pales des éoliennes sont plus difficiles à recycler. Elles peuvent tout de même être broyées et valorisées comme combustibles ou être utilisées dans la fabrication de mobilier urbain notamment (parc de jeux pour enfants, bancs …). Le démantèlement des plus anciens parcs éoliens vient juste de commencer, la filière du recyclage des éoliennes est en cours de développement et devrait monter en puissance dans les prochaines années afin d’être en mesure d’envisager du 100% recyclable.

De plus, selon l’arrêté du 22 juin 2020 modifiant les prescriptions relatives aux installations éoliennes, les déchets de démolition et de démantèlement sont réutilisés, recyclés, valorisés ou à défaut éliminés dans des filières dûment autorisées :

- A partir du 1er juillet 2022 :
o au minimum 90 % de la masse totale des éoliennes doivent être réutilisés ou recyclés (incluant les fondations)
o au minimum 35 % de la masse des rotors doivent être réutilisés ou recyclés.
- A partir du 1er janvier 2024, les seuils passent à 95 % et 45 %.
A partir du 1er janvier 2025, le seuil pour le rotor passe à 55 %.

Combien coûte le démantèlement d’une éolienne ?

La loi oblige l’exploitant du parc à provisionner, au moment de la construction d’un parc, une somme de 50 000 € pour les éoliennes d’une puissance inférieure ou égale à 2MW puis de 10 000€ par MW supplémentaire, pour pallier son futur démantèlement. A noter néanmoins que les premiers démantèlements réalisés en France ont démontré qu’un montant de 50.000€ par éolienne correspond au coût réel du démantèlement car la plupart des éléments de l’éolienne sont recyclés (revendus) et amortis par le rendement du parc. En cas de défaillance de l’exploitant, ce qui n’est pour le moment jamais arrivé en France, le Préfet dispose de ces provisions mises sous séquestre par le porteur de projet au moment de la construction du parc pour démanteler le parc.

Qui procède au démantèlement ?

Le démantèlement fait partie des engagements contractuels de l’exploitant. Une clause est incluse à cet effet dans les baux emphytéotiques et concerne tous les éléments du parc : machine, fondation, accès, câbles, en vue de l’obligation de retour à l’état initial tel que prévu par le code de l’Environnement. Il a été en outre convenu avec les élus de Nuisement-sur-Coole, d’un engagement pour le démantèlement intégral des machines, fondations comprises, à la fin de l’exploitation du parc. En aucun cas, le démantèlement ne peut être à la charge du propriétaire, de l’exploitant agricole ou de la commune.

Les chemins et les plateformes sont-ils eux aussi démantelés ?

Conformément à l’article R.515-106 du Code de l’Environnement et à l’arrêté du 22 juin 2020 il est prévu l’excavation de la totalité des fondations est obligatoire dans le cas d’éoliennes installées sur des terrains à vocation agricole. Il est en effet important de souligner que l’éolien est aujourd’hui une technologie parfaitement réversible : en d’autres termes, et contrairement à d’autres moyens de production, il est tout à fait possible de démonter les installations et rendre au terrain sa vocation originelle dès la fin d’exploitation du parc.

Sur le projet à Nuisement-sur-Coole

Sur les caractéristiques du projet

Combien d’éoliennes seront installées ?

En vue des contraintes identifiées sur le territoire et des résultats des études, le projet déposé comprends 11 éoliennes dont 8 à Cheniers et 3 à Nuisement-sur-Coole.

Quelle sera la puissance du parc ?

La puissance maximale du parc sera de 62,7 MW.

Comment se déroule l’arrivée des machines sur le territoire ?

Il ne devrait pas y avoir de problème concernant l’arrivée des machines. La zone de projet est en effet proche de grands axes routiers, et le relief ne posera à priori pas de difficulté particulière.

Qui a décidé de la zone d’implantation ?

Afin de définir la zone d'implantation, une première étape a été celle de la prospection foncière auprès des propriétaires et exploitants agricoles, puis la zone d’implantation a été affinée en fonction des contraintes et des différentes études réalisées.

Quelles sont les prochaines étapes du projet ?

Suite au dépôt du projet en préfecture en septembre 2020, les services de l'Etat vont l'examiner au cours de l'année 2021. L'enquête publique aura lieu entre le 2ème semestre 2021 et début 2022. Enfin, la décision préfectorale sera prise en 2022. Si le parc est autorisé, la construction se fera potentiellement en 2023.

Sur les aspects techniques du projet

Comment allez-vous raccorder les éoliennes au réseau électrique ? 

Aujourd’hui, il existe plusieurs scénarios de raccordement possibles. En
vue des schémas régionaux de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3REnR), nous devons monter un cahier des charges avec le réseau de transport d’électricité (RTE) afin qu’il soit mis en consultation auprès de différentes autorités. Suite à cela, le préfet de région dépose un avis final.
Ainsi, nous connaitrons la réponse définitive du raccordement du projet éolien de Nuisement-sur-Coole lors du dépôt du dossier en préfecture. Il est cependant possible qu’un raccordement soit réalisé à Nuisement-sur-Coole.

Pourquoi les distances d’alignement entre les éoliennes ne sont pas les mêmes ?

Pour définir l’implantation des éoliennes, nous avons pris en compte les contraintes du territoire. Ici, les distances sont différentes car nous avons identifié au cours de l’étude environnementale des chauves-souris à proximité d’un bois, nous avons donc respecté une distance d’éloignement réglementaire. En outre, l’implantation dépend des propriétaires signataires, ce qui ne nous permet pas de respecter une distance d’alignement similaires entre les différentes rangées d’éoliennes.

Sur les études réalisées

Sur les études environnementales :

Quelles sont les mesures prises pour ne pas impacter les espèces d’oiseaux identifiées sur le territoire ?

L’implantation des éoliennes a été décidée largement en fonction des résultats de l’étude environnementale, afin d’éviter les secteurs aux plus forts enjeux. De plus, des suivis de mortalité seront mis en place à la suite de la construction du parc éolien. Enfin, dans le cadre des mesures compensatoires, nous avons décidé de mettre en place un certain bridage (arrêt ou diminution de la vitesse d’éoliennes pendant un temps donné) pour faciliter le passage des oiseaux. Avec l’application de ces mesures, le projet n’est pas de nature à engendrer une incidence significative sur les espèces d’oiseaux et chauves-souris d’intérêt communautaire.

Comment les espèces peuvent se déplacer entre les différents parcs du territoire sans dangerosité ?

Plus les éoliennes sont grandes, plus elles sont espacées, et plus les oiseaux ont de l’espace pour se déplacer. De plus, certaines espèces, notamment les grues, volent plus haut que les éoliennes et ne sont que peu impactées par les éoliennes. Les services de l’Etat sont attentifs aux espaces de respiration entre les parcs, qui doivent permettre aux oiseaux de se déplacer librement.

 

Sur l'étude acoustique :

Qui définit les points de mesure acoustique lors de la campagne acoustique (endroits autour de la zone d’étude équipés de détecteurs ultrasons permettant de mesurer le bruit ambiant) ?

Les points de mesure sont définis avec un bureau d’étude indépendant que nous mandatons pour réaliser les études acoustiques.Les mesures acoustiques durent 1 mois. Elles ont été effectuées sur le mois de juin 2019.

Les vents sont différents selon les mois de l’année, comment obtenez-vous une analyse précise en étudiant les vents sur un mois uniquement ?

Le bureau d’étude réalise une extrapolation sur une année. Nous prenons le temps de mesurer des gammes de vents variées. En juin, nous avons eu la chance d’obtenir des conditions favorables. Si cela n’avait pas été le cas, nous aurions augmenté la durée des études. De plus, le mât de mesure est présent depuis juillet 2018 sur le territoire. Nous avons donc eu l’ensemble des informations nécessaires pour connaître les caractéristiques des vents sur la zone d’étude.

Réalisez-vous des études similaires après l’implantation du parc ?

Oui, nous réalisons des études similaires pour évaluer l’impact des éoliennes après construction. Pour cela, nous les mettons à l’arrêt puis nous les rallumons afin d’étudier les différences. En outre, l’étude acoustique réalisée permet de mettre en place des bridages en fonction des vents. Les éoliennes nouvelles générations que nous construisons disposent de 18 modes de bridage qui permettent d’adapter leur fonctionnement au plus près des demandes et des contraintes d’un territoire donné (bruit, chiroptères, oiseaux, etc.).